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Arts et culture

Tribune de l'information locale et régionale à la grandeur du Québec
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29-02-12

Sophie I. Gagnon, Graffici, Gaspésie, mars 2012

Si un rhinocéros de pierres broute dans la cour intérieure du Quai des arts de Carleton et que trois samares d'érable géantes tournent au gré du vent d'un centre de formation à Gaspé, c'est grâce à la « politique du 1 % », qui oblige à intégrer des oeuvres d'art aux constructions. Pour les artistes de la région, cette politique sert de tremplin, de vitrine et de défi.

« La poussée invisible a représenté un gros défi technique, mais ç'a été une opportunité de réaliser un superbe projet qui a su plaire aux termes d'un processus long et complexe!», raconte fièrement Marsel Ritchie. Le sculpteur de New Richmond a imaginé les trois samares d'érable mobiles qui colorent depuis quelques mois un mur extérieur du Centre québécois de formation en maintenance d'éoliennes, à Gaspé. L’oeuvre devait se mouvoir, refléter les valeurs éducatives et environnementales de l'institution, être liée à l'éolien et accessible au grand public. Un comité de sélection lié au lieu et aux arts détermine ces critères. L’architecte du bâtiment joue un rôle important pour déterminer quel type d'oeuvre peut s'intégrer le plus harmonieusement à la structure.

«J'ai dû inventer un concept, fabriquer une maquette, choisir des matériaux appropriés, présenter des plans et devis techniques et d'entretien, consulter un ingénieur, engager un machiniste pour dessiner et concevoir des ancrages, imaginer des éclairages non polluants, énumère M. Ritchie. Le tout dans les temps alloués et en respectant un budget qui devait aussi servir à me payer. .. », ajoute-t-il.

28-02-12

Gisèle Bart, Le Journal des citoyens, Prévost, le 16 février 2012

Le samedi 4 février, c’était la soirée des jeunes virtuoses à Diffusions Amal’Gamme. Il s’agissait de deux pianistes, Yogane Lacombe, 16 ans, et Jonathan Jolin, à peine plus âgé. Yogane s’est présentée sur scène coquette et enjouée. Puis, elle se concentra, posa ses mains sur les touches du piano avec une lenteur monacale pour attaquer, d’abord en douceur, une Sonate de Grieg d’une vivacité des plus contemporaines. La Fantaisie de J. S. Bach qui suivit était tout autant empreinte de jeunesse et de joie. Dans une Élégie de Rachmaninov fut jouée l’extériorisation d’un orage intérieur par une adolescente assumée. Yogane nous affirmera que la pièce suivante, Le vent dans les ruines de Jacques Ibert, illustre sa vraie nature à elle, un caractère fort. C’est ce qu’il nous fut donné de vérifier. Si je me permets de mentionner le mauvais tour que ses doigts lui ont joué, ce n’est pas pour la dénigrer, bien au contraire, mais pour louanger l’aplomb avec lequel elle s’est reprise pour terminer ce morceau en puissance et en beauté.

Les Baigneuses au soleil de Séverac, « jeunes filles en fleurs » légères et très modernes, sont venues nous charmer, sautillantes, par le truchement de l’une d’entre elles, Yogane. Cette dernière qui « aime passionnément la musique classique …mais aussi le populaire» nous l’a démontré par un Yogane Medley où elle mêla les deux. Elle termina par une Toccata de Tacaks, une course effrénée des doigts, une pièce pleine de surprises, de fréquents renversements des mains, finale en fraîcheur.

22-02-12

Martine Laval, Le Sentier, Saint-Hippolyte, février 2012

Claire Labonté n’applique rien des techniques picturales, mais suit plutôt ce que lui inspire un mot, une émotion, une pensée, une rencontre, une scène. Elle traduit en petits coups de pinceau répétitifs, en lignes, en points, en couleurs, en formes, en dessins, en collages, ce qui la touche, ce qu’elle perçoit, ce qui la transperce, ce qui fait qu’elle s’interroge.

Son ressenti, ses questionnements, ses douleurs, ses maux lui font créer des œuvres hors du commun. Du jamais vu, bien qu’on y reconnaisse ici et là, des éléments d’un autre temps, d’une autre dimension qu’on définirait comme : aborigène, préhistorique, astral.

Les toiles de Claire Labonté sont une suite d’intenses explorations intérieures qui ne s’apaisent pas une fois le processus enclenché, mais lorsqu’elle peint elle ne pense plus à rien. Elle exécute ce que sa main lui dicte, ce qu’une pulsion intérieure guide, pendant des heures, des jours, des semaines, tel un rituel. Elle travaille à plat, sur des mètres et des mètres de canevas qu’elle roule et déroule… jusqu’à 25 mètres de long par deux mètres de haut ! Elle voit certaines de ses toiles dans leur entièreté, qu’une fois terminées. « Mes œuvres sont un prolongement de moi-même, un labeur intense, un travail rigoureux, une retranscription de mon intégrité. » Le résultat est époustouflant, troublant, touchant.

21-02-12

Caroline Martinez, Le Monde, Montréal, février 2012

20-02-12

François Beaudreau, L’annonceur, Pierreville, le 15 février 2012

16-02-12

Laura Pelletier B, L’Itinéraire, Montréal, le 15 février 2012

15-02-12

Anne Leblond, Au fil de La Boyer, Saint-Charles-de-Bellechasse, février 2012

14-02-12

Marc-André Lévesque, L’Horizon, Presse coopératives des Basques, la MRC des Basques, février 2012

10-02-12

Véronique Dumais, Le Trait d’Union du Nord, Fermont, le 23 janvier 2012

07-02-12

Paul-Antoine Martel, L’Indice bohémien, Rouyn-Noranda, février 2012

06-02-12

Marie-Lise Rousseau, L’Itinéraire, Montréal, le 1er février 2012

03-02-12

Ariane Ouellet, L’Indice bohémien, Rouyn-Noranda, février 2012