Pierre Lavergne, La Gazette de la Mauricie, Trois-Rivières, mai 2012
En faisant la file au guichet l’autre jour, je n’ai pu m’empêcher d’écouter deux étudiants qui discutaient des droits de scolarité et des choix parfois curieux des gouvernements. Cet échange m’a inspiré un petit dialogue fictif entre deux jeunes étudiants. Mais attention, si le dialogue que je vous présente est fictif, il s’inspire tout de même de faits ou d’opinons réelles.
«-Je trouve qu’on a bien fait de retourner suivre nos cours avant de perdre notre session…
-Peut-être, mais je ne comprends pas le gouvernement là-dedans. Ils n’arrêtent pas de baisser les impôts pour les entreprises et pour les gens plus fortunés. Ils se privent eux-mêmes de plusieurs milliards de dollars de revenus et après, ils se plaignent qu’ils n’ont plus d’argent et nous disent qu’il faut qu’on fasse notre juste part.
-Oui, mais les baisses d’impôt ça aide à la création d’emplois!
-Oui, mais pourquoi le chômage ne baisse pas alors?
-À cause de la crise, j’imagine…
-Ça n’a rien à voir avec la crise. La raison c’est que l’argent accumulé grâce aux baisses d’impôts de Harper et Charest sert à 85% à spéculer à la bourse sans créer de jobs…
-Il reste que c’est quand même au Québec que ça coûte le moins cher pour étudier!