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Chronique

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27-02-12

Normand D. Paquin, Le Trident de Wotton, février 2012

Lorsque sur le plateau de Tout le monde en parle, Maria Labrecque Duchesneau tira la sonnette d'alarme concernant la situation de stress associé à la vie quotidienne des agriculteurs au Québec, les téléspectateurs découvrirent une réalité qui leur était soit inconnue ou alors trop familière.

Passionnée du monde rural, fille elle-même d'agriculteurs, intervenante psychosociale, madame Duchesneau, après avoir parcouru les rangs du Québec rural et porté assistance à des agriculteurs en détresse, a fait le constat qu'il était urgent de reconnaître le problème et de trouver des solutions.

C'est dans ce contexte que fut créé l'organisme à but non lucratif Au coeur des familles agricoles (ACFA) dont le but est de constituer des réseaux d'entraide en territoire rural et qui a déjà réalisé plusieurs projets en Montérégie.

Au nombre des facteurs apparemment responsables du niveau élevé de stress chez les agriculteurs, il semblerait que les problèmes reliés au phénomène de l'endettement affecteraient un nombre croissant de familles agricoles ; le manque de relève constituerait un élément majeur de l'équation ; le sept-sur-sept à l'année longue compterait également pour une bonne partie du problème ; enfin, les agriculteurs porteraient un fardeau administratif excessif constitué par la paperasse gouvernementale. Ces problèmes seraient responsables de bien des cas d'échecs d'entreprises agricoles de type familial, de l'exode des jeunes, de tensions familiales, de divorces, de burn-out, et même de suicides dont la fréquence irait en augmentant.

21-02-12

Éric Madsen, Le Saint-Armand, Saint-Armand, février 2012

Parfois, quand je m'applique à bien nettoyer le pot de confiture pour l'envoyer au recyclage, je me demande si, comme dans la publicité de RecycQuébec, mon petit pot de verre va devenir de la laine minérale qui isolera des maisons. Idem pour le pot de yogourt: sera-t-il transformé en abribus? Car voyez-vous j'ai mes doutes ... Les résultats d'une étude récente indiquent qu'environ le quart de ce qu'on récupère est réellement réutilisé, du fait que, semble-t-il, nous n'aurions pas la capacité de tout traiter. Chaque année, dans le monde, on jetterait aux ordures près de 100 000 tonnes d'aliments propres à la consommation. Ce qui représente environ le tiers de la production alimentaire mondiale. D'où l'arrivée d'une nouvelle mode alimentaire que certains qualifient de « déchétalisme ». Après le végétarisme, le végétalisme et divers autres   «ismes», voilà qu'une partie de l'humanité se penche sur le contenu des poubelles pour en extraire ce qu'on a en trop et qu'on gaspille allègrement. Comme le disait un de ces adeptes, « Il n'y a pas de pauvreté ici, c'est la richesse qui est mal distribuée », avant de replonger tête première dans l’un de ces conteneurs qui recueillent notre trop-plein.

Il fut un temps où ma fille et moi nous amusions à un jeu complètement absurde, qui consistait, dans un laps de temps déterminé, à trouver au Dollarama l'objet le plus laid, le plus quétaine ou le plus inutile qui soit. Combien de fois, nous sommes nous bidonnés, de retour dans l'auto, en exhibant nos horribles trouvailles! Mais aujourd'hui, la rigolade est finie. Pas parce que ma fille, son chat et son chum habitent maintenant dans l'Ouest, quoi que,... mais parce que Mit Romney, le candidat républicain dans la course à la présidence des États-Unis, doit une partie de sa fortune personnelle - qui se chiffrerait entre 190 et 250 millions de dollars - à Dollarama. De 1984 à 1999, Mit Romney a fondé et dirigé Bain Capital, l'une des plus grandes firmes d'investissement privé au monde.

17-02-12

Josée Louise Tremblay, L’Itinéraire, Montréal, le 15 février 2012

Les sans-abri sont trop souvent considérés comme des citoyens inférieurs aux autres et sont victimes de discrimination. C'est pourquoi pour la dixième année, CKUT, la radio étudiante de l'Université McGill, en collaboration avec d'autres stations de radios du Canada, descend dans la rue et ouvre son micro aux gens de la rue dans le cadre du Marathon des sans-abri.

Aaron Lakoff, coordonnateur de l'événement, milite contre la pauvreté depuis plus d'une décennie. Selon lui, il est déplorable qu'après tout ce temps, on n'écoute toujours pas la voix des sans-abri. « Dans les médias, on les ignore et c'est une des raisons de l'existence de cet événement. En leur ouvrant le micro, nous offrons des solutions à leurs difficultés et nous leur permettons de partager leurs expériences auprès de la population », explique-t-il. Les 14 heures de programmation du Marathon des sans-abri donnent également la parole aux travailleurs de rue et aux différents intervenants du milieu afin de discuter de cette problématique grandissante.

L'itinérance est une honte pour notre pays si riche, selon le coordonnateur : « Il faut se questionner sur les budgets alloués au ministère de la Défense. Nous pourrions donner seulement 1 % du budget fédéral annuel total aux logements et nous réglerions ce problème à la grandeur du pays. Mais la volonté politique n'est pas là ! », s'insurge-t-il.

06-02-12

André Chrétien, Le Pont de Palmarolle, février 2012