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Entrevue

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25-01-12

Louise Guertin, Le Journal des citoyens, Prévost, le 19 janvier 2012

Expert en botanique pour le Comité régional de protection des falaises, Denis Paquette a découvert l’escarpement des falaises en 1977, au même moment où il faisait construire sa maison à Prévost. C’est en marchant dans la forêt, en escaladant les parois rocheuses près de chez lui, que commencent l’aventure et sa passion pour la botanique. Passeur de son savoir, chaque mois, il guide des citoyens intéressés à travers les falaises, leur faisant découvrir la flore et partageant son enthousiasme pour la nature, tout près.
 

Sciences dans la nature



Après un doctorat en chimie, il est nommé en 1970, professeur au Cégep de Saint-Jérôme. Il aime enseigner, mais dès 1974, il est à la recherche d’un loisir qui lui permettra de profiter de la nature. Scientifique et chercheur dans l’âme, ses travaux plus pointus de recherche lui manquent. Qu’à cela ne tienne, il fera la jonction entre ses deux champs d’intérêt et choisira la botanique comme loisir.


Botanique extrême


En 1980, il fait partie d’une petite expédition scientifique à la terre de Baffin, au parc national de Auyuittuq pendant lequel il prendra près de 800 photos. Il en gardera 200 pour faire une présentation qui sera suivie par des invitations et de nombreuses conférences sur le sujet.

20-01-12

Marjolaine Jolicoeur, Horizon, presse coopérative des Basques, MRC des Basques, janvier 2012

1909 à Rivière-du-Loup, a passé son enfance à Saint-Simon et une grande partie de sa vie à Trois-Pistoles à construire des maisons. Les secrets de sa longévité ? L’amour de sa famille, vivre le moment présent, manger du chocolat et boire à l’occasion un verre de porto.

Après une enfance passée sur une ferme et marquée par la mort prématurée de sa mère alors qu’il est encore enfant, Omer Lafrance devint pistolois à l’âge de 28 ans. C’est dans le 3e rang de Trois-Pistoles, lors d’une soirée de danse, qu’il rencontre Yvonne D’Amours. Puis il la revoit sur le perron de l’église : « Elle avait mon âge, elle était grande et brune », dit M. Lafrance de cette jeune fille avec qui il sera marié pendant 63 ans. « L’argent était rare dans ce temps-là, il fallait se débrouiller. J’ai appris mon métier de menuisier-charpentier à l’école de la vie. Dans les premiers temps, j’allais travailler à bicyclette, je charriais mes outils dans un panier. C’est en 1955 que j’ai acheté mon premier pick up, un Ford rouge. »

Avec peu d’outils, lui et un autre menuisier pouvaient monter une maison en un mois et demi. « Ici, sur la rue Vitré, il n’y avait pas beaucoup d’habitations dans les années quarante. C’est moi qui a construit la maison dans laquelle j’ai élevé mes sept enfants et où je vis encore. » Au fil des ans, M. Lafrance a bâti plusieurs autres maisons à Trois-Pistoles, ainsi que l’école primaire de la Pointe à la Loutre de Notre-Dame-des-Neiges et le bureau de poste de Saint-Simon. Il a de plus rénové certaines parties du couvent Jésus-Marie et refait le plancher de l’église de Trois-Pistoles. « Eh bonjour qu’on a travaillé fort ! Mais j’ai beaucoup aimé mon travail. Même si parfois c’était dur, j’ai toujours pris ça un jour à la fois. Je me disais la journée est passée, maintenant on va prendre l’autre. »

17-01-12

Jocelyne Annereau Cassagnol, Le Sentier, Saint-Hippolyte, janvier 2012

Originaire du Mexique gorgé de soleil, Omar a opté pour le Québec avec sa neige, sa froidure mais aussi sa grande chaleur humaine. Après avoir vécu 5 ans à Montréal, l’air de la campagne, la beauté des paysages ainsi que la tranquillité les ont incités, lui et sa conjointe, à s’établir à Saint-Hippolyte. Ils y résident depuis quelques mois.

Lorsqu’il a quitté le Mexique en 2006, il devait se rendre à Winnipeg afin de continuer ses études de pilote d’avion. Montréal l’a séduit et il y est resté…Il a abandonné le projet de pilotage pour gravir les échelons d’une entreprise de fabrication glaciaire mais aujourd’hui, tout en priorisant l’amélioration de son français, il rêve d’ouvrir son propre restaurant. Devenu hippolytois, il dit être au Québec pour la vie.

Quand je suis arrivé, pour moi, tout était neuf, attrayant et surprenant. Souriant, enjoué et jovial, Omar raconte ses découvertes. Les québécois ont de bonnes habitudes sportives, ce que l’on rencontre peu au Mexique où tous les déplacements, même courts, se font en auto. Cela lui a beaucoup plu et il s’est mis aussitôt à la bicyclette, faisant 15 km, matin et soir, même l’hiver pour se rendre à son travail.

Les rencontres entre amis aussi se déroulent différemment. Au Québec, on s’asseoit et on parle, au Mexique on chante et on danse. C’est toujours la fête selon lui. J’aime la simplicité des gens, leur gentillesse, leur sincérité. Au Mexique les conventions sociales et familiales sont très présentes. C’est plus traditionnel. J’adore mes racines et j’ai ici des amis mexicains et colombiens mais j’ai maintenant des amis québécois et je me suis recréé une nouvelle famille au sein de celle de Marie-Ève.

10-01-12

Elie Benchetrit, La Voix sépharade, Montréal, décembre 2011

03-01-12

Nicole Bédard, Autour de l’île, l’île d’Orléans, décembre 2011