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Entrevue

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16-02-12

Marc-André Lévesque, l’Horizon, Presse coopérative des Basques, la MRC des Basques, février 2012

Au dernier Gala du Carrefour Jeunesse, qui tenait à appuyer la venue ou le retour dans la MRC des Basques de plusieurs jeunes, Évan Gagnon a reçu un prix soulignant le développement d’Endorphiiine. Cette entreprise présente l’escalade comme une démonstration de vie et un outil de découverte des capacités humaines.

Évan Gagnon a 28 ans. Résidant à Saint-Mathieu où il a rénové sa maison selon des principes de développement durable, il sera père en février. C’est un travailleur de rue pour la Maison des jeunes de Trois-Pistoles. Il est toujours en mouvement, pourrait-on dire. Il a démissionné d’un poste de préposé aux bénéficiaires au Lac Mégantic, pour se sentir plus libre de faire ce qu’il préfère : développer des projets. Le développement régional est possible uniquement si des individus y croient et travaillent à son expression concrète.

Évan Gagnon est de ceux qui y croient. Il possède le côté débrouillard et patenteux des agriculteurs qui doivent souvent trouver rapidement des solutions à des problèmes quotidiens. Jeune, il s’occupait des animaux de la ferme. Il y a appris la vie, le goût des résultats réalistes et rapides : « tout est possible avec ce qu’on a sous la main », dit-il.

13-02-12

Jocelyne Aird-Bélanger, Ski-se-Dit, Val-David, février 2012

En voguant sur Internet pour une recherche sur la musique contemporaine au Québec, je suis tombée par hasard sur une musique de Claude Vivier interprétée par un pianiste de grande réputation, Louis-Philippe Pelletier. Louis-Philippe Pelletier, le même qui vit ici dans notre village, que l’on croise souvent et que l’on connaît si peu ? Je me suis alors demandée ce qu’était la vie d’un musicien ? Comment on le devient ? Quel genre de travail exige une carrière de soliste et d’interprète de la musique d’hier et d’aujourd’hui ?

C’est avec ce bagage d’interrogations assez élémentaires que Louis-Philippe a accepté de me recevoir un beau jour froid et ensoleillé de janvier dans la maison chaleureuse où il vit avec Annie Germain- son amie, sa conjointe. Nous avons eu une rencontre extrêmement intéressante où il a répondu à mes questions de manière très aimable et très concise. Voici un homme qui a approfondi son art à fond, qui a lu, étudié, enseigné et finalement vécu la musique depuis sa première enfance et qui sait communiquer sa force tranquille de manière très convaincante.

Tout petit déjà, il était irrésistiblement attiré par la musique. Il se souvient que vers ses 3,4 ans lorsque sa grand-mère écoutait la messe à la radio, il s’avançait chaque fois vers l’appareil d’où émanaient le chant choral et l’orgue. Il habitait Val-David dans son enfance et ce sont les soeurs de Ste-Anne qui l’ont initié au piano dès l’âge de cinq ans. Sa mère aimait passionnément la musique, son père chantait. Ses parents ont toujours encouragé son talent malgré de modestes revenus. De retour à Montréal à l’adolescence, il a continué ses études musicales au Conservatoire de musique. Il y a suivi, entre autres, les cours d’analyse de Gilles Tremblay avec pour confrère, un certain Claude Vivier qui lui dédia un jour une de ses oeuvres. À l’époque, pour gagner sa vie et par plaisir, il accompagnait à l’occasion des auteurs compositeurs-interprètes enthousiasmés par l’engouement que l’art de la chanson suscitait alors. Il a, entre autres, composé la musique d’une chanson de Clémence Desrochersintitulée : Cet été, je ferai un jardin…

08-02-12

Mathieu Max-Gessler, La Gazette de la Mauricie, Trois-Rivières, février 2012

Lorsqu’on y arrive depuis Trois-Rivières, Saint-Boniface a tout du traditionnel village québécois : son église, son épicerie locale, son restaurant… Difficile d’imaginer que la municipalité d’un peu plus de 4 000 âmes côtoie Shawinigan, 13 fois plus peuplée, d’aussi près : à peine une dizaine de kilomètres les séparent. Loin d’être une simple banlieue, cette municipalité accueillante possède une histoire riche qui traduit bien la solidarité de ses habitants.

C’est la proximité de la ville qui donne le ton au caractère des habitants de Saint- Boniface, selon André Houle, qui y réside depuis 1942. « On a une mentalité qui est semi-rurale, semi-urbaine, les gens y trouvent le juste milieu, explique-t-il. Il y a une joie de vivre à Saint-Boniface, les gens se parlent facilement. Il n’y a pas beaucoup de stress social. »

À l’instar de Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Boniface a connu les belles années du chemin de fer. « On allait le voir passer, on mettait des cents noires sur la voie pour les aplatir, raconte M. Houle avec humour. Quand on voyait arriver cette masse de ferraille-là, on regardait le monde descendre, c’était magique. Et une fois par année, le Père Noël arrivait par le train. Le village se déplaçait à la gare ! »

03-02-12

Marie-Josée Richard, Graffici, Gaspésie, février 2012