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Rencontre positive avec la ministre Christine St-Pierre

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La ministre de la MCCCF, Christine St-Pierre était de passage à Rouyn-Noranda le 28 octobre dernier.

Élaine Ouellet, Contact, Témiscaming, le 2 novembre 2011

Dans le cadre de sa tournée de consultation publique, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, était de passage à Rouyn-Noranda le 28 octobre dernier pour rencontrer des représentants de médias communautaires régionaux et également entendre les témoignages de représentants de différents organismes régionaux. Elle était accompagnée par Mme Louise Gingras, directrice des médias et des télécommunications et par M. Daniel Cloutier, directeur général des politiques de culture et des communications, et par M. Daniel Bernard, député de Rouyn-Noranda/Témiscamingue.

C'est à la suite du dépôt du rapport de Dominique Payette sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec, qui avait été commandé par la ministre, que cette dernière entreprend une tournée de dix jours dans différentes villes de la province.

D'emblée, la ministre a voulu taire les rumeurs à l'effet que son ministère songeait à abolir le programme de financement (PAF) dont les médias communautaires du Québec bénéficient. « Nous savons que les médias vivent, dans l'ensemble, une crise existentielle et à la lumière des nouvelles technologies, nous cherchons des façons pour améliorer leur sort. La raison pour laquelle la demande du PAF a été faite sur une base annuelle cette année plutôt qu'aux trois ans comme c'était le cas auparavant, est due à cette tournée de consultation », a commenté Mme St-Pierre. « Je tiens à ce que ce soit clair avant que nous entreprenions nos discussions », a-t-elle ajouté.

L'annonce en juin dernier d'une attribution du financement sur une base annuelle plutôt que triennale, avait fait bondir l'Association des médias écrits communautaires (AMECQ) qui craignait que le programme soit aboli. C'est alors que l'Association a mobilisé ses membres qui ont fait parvenir des lettres à la ministre et à leur député.

Au cours de cette session de consultation, trois médias communautaires ont présenté un mémoire. D'autres, dont le Contact, l'ont déposé sur le site Internet du ministère. Les trois médias en question sont l'Indice bohémien, représenté par son directeur Maurice Duclos, la Télévision communautaire du Témiscamingue, représentée par son directeur Ernest Laplante et par la directrice générale de la Fédération des télévisions communautaires du Québec, Mme Francine Beaulieu, et finalement, le CREAT (Conseil régional des élus de l'Abitibi-Témiscamingue), représenté par Luc Bélisle, président et par M. Ulrick Chérubin. M. Chérubin, maire d'Amos, a également fait l'éloge et a mis l'emphase sur l'importance des médias communautaires dans l'ensemble de la région. « La situation des médias communautaires a toujours été préocuppante et importante pour le CRÉ. Madame la ministre, vous savez, les médias communautaires tirent le diable par la queue », a lancé M. Chérubin.

D'autre part, des témoignages ont aussi été entendus, soit ceux de Pierre Dufour, directeur général du Centre local de développement et de Josée Lacoste, coordonnatrice régionale, direction régionale de Télé-Québec. Après que chaque intervenant ait fait sa présentation, la ministre St-Pierre et ses deux représentants ont échangé avec ces derniers sur leurs préoccupations.

Entre autres, la ministre a tâté le pouls sur les effets de la réduction de 25 % de la publicité gouvernementale, du niveau de lectorat, du taux de pénétration des médias communautaires dans leur communauté, de la relève, de la diffusion sur Internet, de la collaboration avec les médias autochtones, etc. Concernant la publicité gouvernementale, la ministre fut surprise de la baisse subie par la TVC du Témiscamingue, qui, selon son directeur Ernest Laplante, est de 66 %. Les autres préoccupations ont porté sur l'inquiétude des journalistes bénévoles devant la création d'un statut de journaliste professionnel, sur la nécessité de se joindre ou non au projet de plateforme interrégionale de Télé-Québec et sur le pouvoir qui pourrait être accordé au Conseil de presse.

Bref, cet exercice a permis de constater le rôle essentiel des médias communautaires et du besoin vital, pour leur survie, du financement de l'État. La ministre a écouté, avec grand intérêt, les propos des différents intervenants qui ont su démontrer que leurs médias leur tenaient très à coeur.

Comme Luc Bélisle, président du CRÉAT, l'a commenté dans son témoignage, « les médias communautaires sont l'âme et la vitrine des communautés », qualificatifs -que la ministre a d'ailleurs souligné comme étant très représentatifs. À la lumière des commentaires et des préoccupations qui ont été partagés, la ministre fera ses recommandations en 2012, la tournée de consultation se terminant à la mi-décembre 2011.