Winä Jacob, L’Indice bohémien, Rouyn-Noranda, février 2012
C'est parfois dans les détails que l'absolu est visible. En observant le microscopique, il est parfois possible d'y voir le plus grand, ou encore de le comprendre, et d'en tirer des enseignements. À la mi-janvier, un groupe d'illuminés de Val-d'Or s'est mis en tête de participer à un concours, sur Internet afin de faire venir un concert de Tom Waits en Abitibi-Témiscamingue. L'idée est fort simple puisque tout le monde peut y inscrire la ville de son choix. Les illuminés l'ont fait avec la leur dans le but de démontrer qu'une petite ville, une région, peu accumuler assez de votes pour attirer un artiste international de son choix dans sa localité - précisons que rien n'engage l'artiste, qui peut accéder ou non à la demande. Après plus d'une centaine de votes, de nouveaux messages sont apparus dans les médias sociaux : cette fois, c'était Rouyn-Noranda qui réclamait son concert du même artiste, le pourtant plus ou moins connu Tom Waits.
Assez anecdotique, vous en conviendrez ! Les commentaires suivant cette deuxième mise en nomination régionale sont par contre un peu moins du domaine de l'anecdote puisqu'ils se répètent dans d'autres sphères. Il a entre autres été mentionné que « si Val-d'Or a X nombre de votes, c'est certain qu'on peut faire mieux » on a pu lire quelqu'un se demandant « pourquoi voler les idées des autres ? » un autre, plus brillant, s'est interrogé : « Au lieu de diviser le vote, pourquoi on ne travaille pas ensemble ? »