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Vie communautaire

18-01-12

Julie Delvaux, L’Itinéraire, Montréal, le 15 janvier 2012

Au rez-de-chaussée du bâtiment de la Société Saint-Vincent de Paul (SSVP) de Montréal, sur la rue Champlain, en plein milieu de la matinée, des dizaines de personnes cherchent la perle rare: du linge, des meubles, des décorations de Noël... Tout ça à un prix modique. Parmi les rayons de ce comptoir de dépannage, Lucie Alègre se fait saluer chaleureusement par tous les habitués qui semblent bien la connaître. «L'une des plus grandes souffrances engendrées par la pauvreté est le sentiment d'exclusion et de solitude», souligne la directrice générale de la SSVP.

La SSVP de Montréal, c'est avant tout 1 400 bénévoles qui viennent en aide aux plus démunis. La Société offre des services de dépannage alimentaire, de référence, de réinsertion et de soutien aux personnes dans le besoin. Et Lucie Alègre insiste pour dire que son organisation n'apporte pas seulement une aide matérielle, mais aussi et surtout un soutien psychologique.

Selon Mme Alègre, les bénévoles effectuent un travail d'écoute et de communication indispensable. «Il est essentiel d'intervenir sans porter de jugement», insiste Mme Alègre. Pierre Portelance, bénévole très impliqué, ne compte pas ses heures, et ce, depuis 14 ans : « J'aime beaucoup ça, c'est tellement valorisant de pouvoir aider les gens!» Le soutien apporté par la SSVP est adapté à chaque personne en difficulté. «Il est important de bien cerner le problème d'une personne afin de mieux répondre à ses besoins, explique Mme Alègre. On est connectés avec de nombreux organismes communautaires pour donner le plus de chances possible aux gens de s'en sortir.»

17-01-12

Julie Delvaux, L’Itinéraire, Montréal, le 15 janvier 2012

Mabidi et Mohammed habitent au « Plan ». C'est ainsi que les locataires des Habitations Jeanne-Mance surnomment leur quartier. L'un a débarqué à Montréal à l'âge de neuf ans, l'autre y est né. Des traditions d'ailleurs se mêlent à la réalité québécoise. Le documentaire Le Plan, de la réalisatrice Isabelle Longtin, nous guide dans cet univers multiethnique où cohabitent plus de 70 nationalités différentes.

Originaire de la République démocratique du Congo, Mabidi n'a pas seulement vécu le déracinement culturel. Il a également connu l'abandon à l'âge de neuf ans. « J'étais en train de jouer dans le sable puis là, ma tante est venue avec ma mère et elles m'ont dit : "Demain, tu prends l'avion ; tu pars au Canada." Je ne savais même pas où c'était, le Canada ! » confie-t-il dans le documentaire, le regard dans le vide, en longeant les bâtiments du quartier qui l'ont vu grandir.

Mabidi se retrouve au Plan, chez un oncle inconnu qui le met rapidement à la porte. Obligé de se débrouiller, il prend part au trafic de drogue qui sévit autour de chez lui. Mohammed est quant à lui né à Montréal et vit au Plan depuis l'âge de quatre ans : « Je suis Canadien Québécois d'origine du Bengladesh », dit-il pendant que sa mère, vêtue de voiles colorés, s'anime dans la cuisine. Inscrit à l'Université McGill, il fait des études pour devenir comptable agréé : « Grandir là, ça me pousse à faire de meilleures choses. C'est très important parce que mon père est venu au Canada pour nos études. Alors si on ne fait pas nos études, pourquoi on est ici ? », s'exclame-t-il, près du mur sur lequel sont accrochées sa photo et celles de ses soeurs, diplôme à la main. Son rêve ? Acheter une maison au centre-ville pour s'y installer avec toute sa famille.

12-01-12

Elie Benchetrit, La Voix sépharade, Montréal, décembre 2011

Kevin Fuks a deux passions : les jeunes et le basket-ball. À 23 ans, ce jeune montréalais qui a fait sa scolarité à l'École Maïmonide se sent investi d'une mission : donner aux jeunes de son école le sens de l'appartenance communautaire à travers un sport qu'il affectionne, le basket. Il est actuellement étudiant en marketing à Concordia et entraîneur de basket à Maïmonide depuis 2007.

Kevin a la charge de trois équipes juniors, midgets garçons et juniors filles et Bantam garçons et filles et élémentaires garçons et filles, soit un total de 7 équipes. La clé du succès, nous confie-t-il, c'est d'aborder le sport dès son plus jeune âge et c'est ce qu'il s'attelle à réaliser auprès des élèves de son école. Il travaille en équipe avec Éric Méchaly, professionnel à l'École Maïmonide, avec qui il partage la même passion : motiver les jeunes et les aider à s'épanouir à travers des activités parascolaires. C'est ainsi qu'ils ont mis en place depuis trois ans déjà le programme pour les élèves des classes élémentaires et qui a pour nom J. Hoops. L'idée en est bien simple : encourager les enfants qui sont intéressés par le basket à venir pratiquer pendant dix semaines et, de cette manière, créer entre eux une synergie et développer un sentiment d'appartenance.

D'où lui vient cette passion pour les jeunes ? Il nous dit tout simplement qu'ayant été DJ et animateur lors de Bar Mitzvot et moniteur dans des camps de vacances, il a développé un réel plaisir à travailler avec les jeunes. Il a une excellente relation avec les enfants. Il veut surtout, nous précise-t-il, sensibiliser la communauté juive de l'importance de pratiquer un sport dès le plus jeune âge.

 

11-01-12

Laëtitia Sellam, La Voix sépharade, décembre 2011

09-01-12

Jean-François Gerardin, Le Lavalois, Sainte-Brigitte-de-Laval, décembre 2011

06-01-12

Jean-Claude Vézina, Le Haut-Saint-François, Cookshire-Eaton, le 28 décembre 2011

05-01-12

Jean-Claude Vézina, Le Haut-Saint-François, Cookshire-Eaton, le 28 décembre 2011

04-01-12

Caroline Martinez, Le Monde, Montréal, décembre 2011

03-01-12

Raynald Laflamme, L’Écho de Saint-François, décembre 2011